Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 04:58
Retour à Kuta en bateau public puis voiture privée. Dernière journée avec Manu en scooter, visite du temple de la mer à Ulu Watu, à l'extrême sud de la péninsule. Tandis que la plupart des visiteurs se dotent d'une branchette pour se défendre des singes, Manu s'empare d'un tronc d'arbre qui aurait fait réfléchir le plus agressif des gorilles.
Déjeuner de rêve sur la magnifique plage de Jimbaran. 2,5 kilos de poissons, à moitié prix, délicieusement grillés et aromatisés, engloutis seuls au milieu de la plage, avec transats pour digérer. Incontestablement le meilleur repas depuis des mois.
Un arrêt sur le retour dans le coin des hôtels ultra chics à Nusa Dua. Debout à 3 heures du mat' pour France-Togo, déprogrammé au profit de Corée-Suisse. Dégoutés, on rebrousse chemin dans une ambiance de débauche assez malsaine.
Manu nous quitte le lendemain après trois semaines idéales. On s'occupe de notre blog puis on a une pensée émue en passant devant le monument à la mémoire des plus de 200 victimes des attentats du 12 octobre 2002.
Superbe coucher de soleil sur la plage, déja un peu nostalgiques, avant de s'envoler pour le pays des kangourous.
Par Nico - Publié dans : notreplanete
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 04:57
Bus sous des trombes d'eau et petit bateau rempli de surfeurs sur une mer agitée. Très belle chambre à deux pas de la plage mais des coqs surpuissants interrompent nos nuits dès 4 heures du mat'.
Sortie snorkelling l'aprem' dans une eau limpide mais avec un peu trop de courant au gout d'Audrey. Journée plongée avec Manu et un instructeur pas comme les autres. Passionné par le Mola-Mola, un poisson mystérieux, très rare et particulièrement gros dans ces eaux. On redoutait presque d'en voir un, quasiment certain qu'il nous abandonnerait au fond de l'eau pour le suivre. Assez peu du genre à s'attarder sur les mesures de sécurité, à peine dans l'eau, il commençait la descente et 5 secondes après, il était déjà à 10 mètres. Il a même réussi à déclencher un fou-rire sous l'eau en maniant un corail rose à la forme évocatrice. De retour à la surface, il nous demande fièrement "Vous savez à quelle profondeur on a été ?" - "Je sais pas, environ 20 mètres ?" sachant qu'on n'est pas sensé dépasser 18 mètres. "Non, 29 mètres !" nous répond-il tout content de lui.
Les derniers jours, on explore notre île et sa voisine, Nusa Ceningan, avec des VTT de compétition. Des montées de ouf'. Manu et moi frôlons le malaise au sommet, tandis qu'Audrey arrive à son rythme même pas essouflée. Séance photos parmi les enfants adorables, partie de foot improvisée puis quelques balles de foot-tennis. On se sent comme chez nous grâce à l'accueil chaleureux que nous réservent les locaux et les nombreux enfants. Happy hour dans des transats devant Mushroom Bay.
Par Nico - Publié dans : notreplanete
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 04:56

On trouve facilement un chauffeur qui après une longue négo nous emmène au pied du Mont Batur, dont on est motivé pour faire l'ascension, sans les guides, réputés pour leur agressivité. Ces derniers nous tombent dessus au bout de dix mètres et nous empêchent physiquement de continuer sans faire appel à eux. On se plaint à la police, qui est de mèche. Refusant d'enrichir ces escrocs, on reprend la route pour Ubud.
Nous louons des vélos pour visiter les rizières et rencontrons deux jeunes qui nous indiquent un resto avec piscine et une vue imprenable sur les rizières en terrasse. Ils nous guident ensuite gracieusement dans ce dédale. Ils sont adorables et le paysage est enchanteur. On arrive sur le lieu d'une fête hindoue prévue pour le soir-même.
On accepte volontiers leur proposition d'y assister, sans savoir ce qui nous attend mais conquis par leur gentillesse. Ils passent nous prendre le soir avec la voiture d'un de leurs copains et on passe chez l'un d'eux pour qu'ils nous habillent en costume traditionnel. La soeur arrive pour habiller Audrey ; elle ne parle pas anglais mais les sourires suffisent.
Dans les temples, nous sommes les seuls touristes mais on se sent à l'aise. Des jeunes filles exécutent la danse traditionelle balinaise, puis un conteur prend successivement la peau de 7 personnages différents, puis arrive le moment de la cérémonie religieuse. On s'assied en rang parmis les quelque 200 fidèles autour d'un autel. Notre ami nous briefe rapidement, mais on est vite paumé et il doit réfréner un fou-rire face à notre maladresse. On joue le jeu face au coté solennel de la cérémonie. En gros, le prêtre parle et dès qu'il s'arrête, on doit prendre une fleur d'une certaine couleur dans l'une des coupes à nos côtés, puis la placer au bout de nos mains jointes au-dessus du visage, puis tenir jusqu'à ce que le prêtre parle à nouveau, puis la mettre derrière l'oreille. A chaque fois, notre ami panique parce qu'on rapproche les fleurs de nous. On continue à imiter consciensieusement nos voisins, sans pouvoir s'empêcher de penser que cela ressemble à s'y méprendre à une immense partie de "Jacques a dit". La fin est encore plus technique. Il faut se laisser asperger d'une sorte d'eau bénite, puis en recueillir dans sa main et la porter trois fois à sa bouche et enfin réussir à faire tenir quelques grains de riz sur son front. Même si on ne comprenait pas grand-chose, on a joué le jeu et s'est vraiment senti privilégié en participant et non pas en assistant passivement à cette fête importante du calendrier hindou en si chaleureuse compagnie. Un moment vraiment fort de notre voyage.
Le lendemain, on troque nos vélos contre des scooters pour aller jeter un oeil aux quelques temples en ruine des environs. Puis on met le cap sur une autre île : Nusa Lembongan.

Par Nico - Publié dans : notreplanete
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 04:55
On enchaîne rapidement grâce à un super chauffeur qui nous dépose au pied du ferry pour Bali. A Padangbai, Manu échappe à une meute de chiens grâce à ses deux arcs en bambou. On s'offre le luxe d'une chambre avec eau chaude et on arrive juste à temps pour France-Suisse. Pour vous dire comme ils sont à fond, la cuisine était encore ouverte et on se fait un bon poulet au curry à une heure du mat'.
On trace le lendemain pour Tulamben, en voiture privée là encore. C'est pas très cher et ça nous permet de profiter à fond de nos trois semaines. Tant pis pour le folklore des transports en commun, on a déjà donné...
Il doit y avoir 20 touristes dans le patelin qui vit grace à une épave qui en fait un site de plongée renommé. On se fait une journée plongée avec Manu : le matin sur l'épave où on voit un énorme barracuda, l'aprem' sur un jardin de corail où on se retrouve au milieu d'un banc de thons formant une ronde harmonieuse autour de nous. Notre instructeur blémit quand Manu lui dit qu'une palme lui a échappé près du rivage et paraît revivre quand il la retrouve finalement. Audrey fait un peu de snorkelling. On finit la rosette à l'apéro, dîne dans un resto qui compte trois fois plus de staff que de clients puis regarde la coupe du monde dans le canapé d'un bar.
Par Nico - Publié dans : notreplanete
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 04:53
On part le lendemain (encore à l'aube) pour un trek de trois jours sur le Mont Rinjiani, point culminant de Lombok. Traversée en bateau puis liaison en 4x4 qui semble en sucre tellement le chauffeur ralentit au moindre trou dans la route, deuxième liaison en camionette avec tout l'équipement, un porteur et notre guide à qui l'on demande en route : "Il ne devait pas y avoir un deuxième porteur ?". On est rassuré par une tête qui apparaît à la fenêtre ; le deuxième porteur faisait tout simplement le voyage sur le toit. Le chauffeur nous fait encore plus rire que le premier en zigzagant dans les montées pour atténuer la pente. On rigole moins en apprenant qu'on doit porter notre propre sac. On attaque la montée et le guide a du mal à suivre et se plaint du genou. Du riz froid avec trois morceaux de poulet dans une feuille de bananier en guise de premier déjeuner. Heureusement le thé est délicieux. Arrivés au camp de base, on doit manger notre dîner (excellent cette fois) dans la tente car il n'y a plus de place autour du feu.
On dort tous dans la même tente car notre guide nous taxe gentiment l'autre. On commence à comprendre pourquoi on a payé deux fois et demi moins cher qu'avec une autre agence.
On commence l'ascension à trois heures du mat', habillés comme des réfugiés roumains, encore ensommeillés. Ca nous donne l'impression d'aller nuitemment aux toilettes au fond du jardin ... sauf que le fond du jardin est à trois heures de marche.
La montée finale, en gravas, est fatale, du genre "un pas en avant, deux pas en arrière". Audrey puise au fond d'elle-même la force d'aller au bout.
Une fois au sommet, le soleil émerge du tapis de nuages et projette au loin l'ombre du Rinjiani. Au milieu de cet immense cratère pointe un second cratère parfaitement conique qui borde le lac central. On peut voir les îles Gili et Bali où l'on devine le Mont Agung.
Le retour au camp de base est facile mais à 9 heures, après 5 heures de marche, la journée ne fait que commencer. On poursuit la longue descente jusqu'au lac où le guide nous fait arrêter pour déjeuner, dans le seul coin à l'ombre.
On est claqué, les genoux font souffrir, le sac aussi. Il faut remonter sous la pluie qui fait son apparition. C'est quasiment de l'escalade tellement on grimpe. Manu marche sur son poncho et le porteur a mal fermé le sac plastique sensé protéger mon duvet de la pluie. Le sac à dos paraît plus lourd que jamais.
On attaque enfin la descente finale mais on s'arrête moins loin que prévu, pour ménager le genou douloureux d'Audrey, après 11 heures de marche.
Cette fois, on garde notre deuxième tente mais ces manchots n'ont pas pris assez de sardines pour fixer le double-toit. Nos fringues sont aussi trempées que la veille et on n'a plus d'eau.
Heureusement, le sentier final à travers la foret est très joli. Notre guide était vraiment un vrai tocard (mais nous a fait vraiment rire avec le recul) et la vue depuis le sommet du Rinjiani restera gravée dans nos mémoires.
Par Nico - Publié dans : notreplanete
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